vendredi 24 octobre 2008
TEMOIGNAGE DE ANNE-MARIE
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Je vais avoir 68 ans dans 3 semaines.
A 40 ans passés, j’apprends suite une à
radiographie de la hanche que je manque de couverture de hanche.
Ayant une
activité très dynamique et ne sachant pas prendre soin de moi, mon problème de
hanche se détériore par les années et la colonne vertébrale n’est pas été
épargnée.
En mars 2000, je pars 15 jours en vacances, j’ai beaucoup
marché il est vrai et je reviens à Paris avec de fortes douleurs à
l’aine.
Après avoir consulté mon généraliste, fait une radio de la
hanche (pas de la colonne hélas) oui l’état de ma hanche s’est aggravé.
Douleurs insoutenables. Aucun anti-inflammatoire, paracétamol, ne vient à
bout de ma souffrance.
Je consulte un rhumato: (Mme B, je ne comprends pas,
les douleurs que vous décrivez ne correspondent pas tout à fait à vos radios.)
Le médecin me délivre un arrêt de travail et je passe mes journées
entre le lit et des douches froides pour me soulager. La “lam...” qui est
assez forte ne me soulage pas et je ne la supporte pas.
Toujours la même
douleur à l’aine.
Je ne supporte plus ma souffrance aussi, je demande à mon
généraliste de faire un courrier pour ma rhumatologue afin de l’informer que
face à cette douleur je tiens à recevoir une PTH.
Je consulte à l’époque à
Paris la meilleure clinique de France en matière d’ intervention de
PTH.
Je suis opérée le 3 Juillet 2000 ( je tenais à reprendre mon
travail après les vacances scolaires.)
Je me suis réveillée de
l’intervention en criant: “Ne me touchez pas, ne me touchez pas.....”
j’entendais: il est trop tôt pour lui administrer de la morphine.
Je sentais
une compression extrêmement douloureuse à l’aine ainsi qu'à la cuisse.
(Je
ne vais pas m’étaler davantage sur mon premier séjour à la clinique.)
8
jours après je quitte la clinique avec une ordonnance de rééducation pour le
kinésithérapeute.
A la maison, en position assise je sens comme la
pointe d’un couteau à l’aine. 5 jours après, je reviens enchantée des prouesses
que je fais à ma première séance de Kiné.
Hélas, cette nuit là, c’est la
désespérance en matière de douleurs. ( la séance de kiné avait fortement
réveillé mes douleurs) En début de matinée je fais venir mon généraliste qui me
fait transporter à la clinique où j’ai été opérée. (le chirurgien est parti en
vacances, son remplaçant ne voit rien de particulier ma jambe et c’est vrai est
bien manipulable pour une jeune opérée.)
Je prends RDV avec les 2 plus
grands chirurgiens orthopédiques de Cochin. Un troisième chirurgien dans un
institut réputé. réponse: Il faut du temps, la situation s’améliorera,
c’est une fatigue du psoas ou du fémoral.
La prothèse est bien en
place.
Je suis reconnue inapte au travail. Deux ans à demi - traitement
puis retraite d’office.
En 2001, je consulte le service de la
douleur à Tenon. (Médecin anesthésiste charmante) j’ai passé un revu rivot... –
céréb... – lar... – morphine et ses dérivés (que je ne supporte pas)
neu... à forte dose. aucun médicament ne vient à bout de mes douleurs.
Enfin! le médecin de la douleur demande une radio et un scanner de la
colonne.
Nous sommes en 2002
Radio - conclusion: Les
radiographies du rachis lombaire inférieur mettent en évidence de façon nette
une importante arthrose L3-sacrum très marquée, très hypertrophique,
s’accompagnant d’un spondylolisthésiss de L4 sur L5 . On peut penser qu’il y a
une piste cohérente pour expliquer au moins une partie de la
symptomatologie.
Scanner- conclusion: A retenir une volumineuse
arthrose postérieure,notamment L4-L5 mais qui est spontanément arthrodésée et
L3-L4 apparemment sans mobilité et sans sténose.
Il pourrait s’agir d’une
irradiation à partir des articulaires postérieures L3-L4 ce qui reste une pure
hypothèse.
Rien de très concret pour moi.
Mon périmètre de marche est
limité, les douleurs à évaluation varient de 3 à 4 le matin - 8 – 9 et 10 le
soir. Je reste couchée des jours. (tiraillement à l’aine et le long de la
cuisse jusqu’au genou (Stop) pas au delà.
Heureusement je dors bien durant
5 à 6h par nuit ( c’est mon seul soulagement )
En 2002: Je
retourne voir le chirurgien de l’institut qui m’avait fait bonne impression:
réponse. Il reste un peu de ciment sur la prothèse il se peut qu’il
soit la cause de vos douleurs. Suite à une ............. Je reste plus de 2
heures sans aucune douleurs ce qui fait dire au chirurgien qu’il s’agit bien
du ciment de la PTH.
On découvre aussi que j’ai un staphylocoque doré. Je
suis opérée à l’institut pour une reprise de PTH. Le chirurgien a excisé très
large ce qui me fait extrêmement souffrir et me provoque en maison de
rééducation une luxation suite à un mauvais mouvement.
La douleur à l’aine
est toujours là, je ne peux plus m’asseoir correctement. Après 2 mois
d’absence de la maison, je continue à souffrir.
Au sujet du staphylocoque
doré on ne l’a trouvé qu’en culture. Je suis durant 3 mois sous antibiotique à
forte dose.
Le médecin de la douleur me fait reprendre le neur...,
rivot...et 4 Paracétamol 1000 par jour. Les douleurs sont toujours plus ou
moins présentes.
Nous sommes en 2004. La situation n’a pas
changé. Au service de la douleur on me prescrit un neurostimulateur TENS. Au
début je pense qu’il y a eu un soulagement mais plus après. Je laisse
tomber.
J’en ai marre, en 2005, je ne retourne plus voir le
service de la douleur à Tenon. Je continue à prendre le traitement rivo...
–
neur...– paracétamol par conscience, j’ai le périmètre de marche toujours
limité et quand je force un peu, le lendemain l’évaluation de la douleur est
plus forte. Je me couche sur le côté gauche sans traversin ni oreiller. C’est
seulement au bout d’un bonne heure de repos que la douleur commence à
s’atténuer.
En 2006, je demande à mon médecin généraliste un
courrier pour aller voir le service de la douleur à la Pitié. Quelle n’est pas
ma surprise quand je lis la lettre à la maison. A savoir: Mme B souffrait déjà
d’une cruralgie avant sa première intervention. Ce médecin n’a jamais signalé
la chose à la rhumatologue et aux chirurgiens qui m’ont opérée. Je change de
généraliste tellement je suis furieuse.
Oui, en fait j’ai une lombo -
cruralgie chronique. Je pense que les douleurs avant la première intervention
venaient plutôt d’une cruralgie bien que j’’avais aussi un problème de
hanche.
Les infiltrations
radio-guidées n’ont pas été positives.
En
juin 2008 je prends de nouveau RDV au service de la douleur de l’hôpital de
la Pitié qui se trouve dans mon arrondissement. RDV pour seulement
octobre.
Entre temps, une de mes amies se fait opérer d’un rétrécissement du
canal de la colonne et me parle de son chirurgien responsable du service de la
douleur où elle est opérée qui pratique la pose de neurostimulateur médullaire. Comme toujours, je “saute” sur le net et je trouve entre autres
l’association de Martine AFVD qui donne de amples informations sur le sujet. Je
lis les témoignages, je m’inscris à la newsletter.
Enfin le RDV au service
de la douleur à la pitié arrive. Le docteur à qui j’avais envoyé la lettre de
mon médecin et mon dossier médical me propose d’un côté: de reprendre la
neurostimulation TENS (ce que je fais) et d’un autre côté, de diminuer
progressivement le Neur... et de le remplacer par Lyr.... Si j’ai des effets
secondaires soit à la suite de la diminution du Neur... soit à la suite du
Lyr... je le contacte.
Ceci dit: si ce traitement est négatif, il me
propose la Neurostimulation médullaire dont il m’a expliqué le fonctionnement.
L’avenir en décidera.......
Je trouve l’association d’une importance
capitale pour tous ceux qui souffrent de la douleur. Je ne manquerai pas de la
faire connaître autour de moi.
Bravo à vous Martine pour votre énergie,
votre courage, votre écoute et votre disponibilité.
Je tiens à signaler
que je suis quelqu’un de très dynamique qui ne sait pas croiser ses bras.
Hélas, quand on ne peut pas rester assise, il est bien difficile de faire des
travaux manuels. En 2003, j’ai ouvert à la paroisse de mon quartier: “Le club
de l’amitié” afin de permettre aux personnes seules ou qui se sentent seules
de mettre un frein à leur solitude. Si le coeur vous en dit, vous pouvez voir
mon blog sur: http://elancreatif.over-blog.com
Le
club se trouve à 500m de la maison ce qui me permet de m’y rendre sans trop de
difficulté. 3 personnes de mon immeuble y sont inscrites, c’est elles qui
portent mon sac, car je ne peux pas porter, je monte difficilement les marches
d’escaliers alors que je peux les descendre.
Voilà mon parcours. j’espère
ne pas avoir été trop pénible à lire.
Je forme de voeux de longue
réussite à l’AFVD.
Amicales pensées à tous ceux qui me lise.
Anne-Marie
mercredi 22 octobre 2008
ARRETONS LA DOULEUR
Cliquez sur la photo pour voter au meilleur du web
VOICI LE TEXTE DE LA PETITION ARRÊTONS LA DOULEUR
JE VOUS REMERCIE DE CLIQUER SUR CE TEXTE ET DE SIGNER CETTE PETITION.
dimanche 19 octobre 2008
TEMOIGNAGE DE VERONIQUE
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En janvier 2001,
j'ai eu un grave accident de voiture, 9
cotes de cassées, cage thoracique enfoncée, 4 hémo-pneumo thorax (décollement
du poumon) et 2 fractures du bassin. Pour tout ça 4 mois d'hôpital. En
septembre une sciatique avec brulure des lombaires se sont déclarées.
efféralgan codéiné, et anti- inflammatoires, vont devenir mes nouveaux amis, en
effet régulièrement 1 fois par mois ma sciatique revenait, avec son cortège de
médicaments, jusqu'à ce que mon médecin décide de me passer sous un cocktail de
3 produits en piqure, avec kiné pendant 15 o 21 jours, suivant la force de la
douleur, à cela est venue se greffer une céphalée chronique à gauche, en pleine
crise j'avais l'impression, qu'il y avait quelqu'un derrière mon œil, et qui
voulait le faire sortir de son orbite, pendant un an j'ai été sous claradol
caféiné 6 comprimés par jour au début du traitement pour finir à 16 comprimés
au bout d'un an . Après un scanner la seule chose qui a été trouvée c'est que
j'avais une perte du liquide céphalo rachidien, aucun traitement n'a été
proposé, puis des douleurs horribles dans les jambes sont arrivées, en mai 2007
mon neurochirurgien m'a fait faire une saccoradiculographie, 2 Kystes de TARLOV
ont étés découverts, 1 en L5S1 et le 2ème en S2 et en me remettant les clichés
mon neurochirurgien m'a dit qu'il ne touchait pas à ça je suis repartie de la
clinique avec comme traitement du neurontin que je n'ais pas pris longtemps,
car je ne l'ai pas supporté depuis je suis sous lyrica 150mg matin et soir, le
Kyste en S2 prend appui sur le nerf pudendal et me cause beaucoup de problème,
à 49 ans je suis incontinente, je ne ressent plus rien lors des rapports, si ce
n'est une douleur terrible, je marche avec une canne, à chaque fois que nous
passons un palier nous souffrons plusieurs jours d'affilés, et bien souvent il
n'est pas facile d'expliquer ce que l'on ressent. Mon traitement c'est lyrica
150 mg 2/jours skénan 30 mg + 10 mg 2/ jour actiskénan 10 mg 4/ jour doliprane
à volonté le skénan et l'actiskénan pour ceux qui ne savent pas sont de la
morphine. Voilà à quoi ce résume pour moi les Kystes de TARLOV la vie de tout
les jours n'est pas évidente à affronter mais j'arrive à non pas l'oublier,
mais vivre avec.
Véronique
samedi 18 octobre 2008
TEMOIGNADE D'ANNY
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Bonjour,
Je
m'appelle, Anny, j'ai 45 ans et suis atteinte de kystes de Tarlov.
Depuis des
années je souffrais du dos et des hanches. Après diverses radios il en
résultait : hyper calcification, légère bascule du bassin, arthrose modérée...
Pas de quoi s'inquiéter ! Et pourtant mes hanches me faisaient tant souffrir
que j'étais persuadée que je n'échapperais pas aux prothèses.
En juillet
2007 j'ai soulevé une caisse qui faisait 26 kg et j'ai eu l'impression que l'on
m'enfonçait des couteaux dans le bas du dos !
Mon médecin
me prescrit un scanner et lorsque le radiologue m'explique que je n'ai pas
d'hernies discales mais qu'il aurait préféré... Je ne saisis pas de suite et
lui dit : mais alors tout va bien, je n'ai rien ? Il me répond : vous avez
deux kystes de Tarlov... dont un qui pourrait occasionner des soucis au nerf
pudendal.
Il me
demande si je suis incontinente, mais non là tout va bien... Il me dit que mes
douleurs aux hanches sont liées aux nerfs sciatiques qui passent à cet endroit.
Là dessus il me demande de passer chez mon médecin et me souhaite bon courage
!!! C'était très rassurant.
Le même
jour, coïncidence incroyable dans notre journal local paraît un article sur les
kystes de Tarlov ! Il y était fait mention d'une association et d'un site
internet.
Plus je
naviguais sur l'ordinateur et plus je me sentais mal...
Au fil des
mois j'ai pu apprécier l'évolution de la maladie, douleurs sciatiques
permanentes, douleurs lombaires et à la fesse, migraines, troubles de la vue,
perte d'équilibre, douleurs violentes au nerf pudendal... Je suis sous
lyrica (anti épileptique) qui calme un peu la douleur + dafalgan 1000, 4x/jour,
je ne travaille plus depuis le mois de novembre, je ne peux plus conduire la
voiture et en tant que passagère je supporte 45 mn à cause des vibrations. Avec
une béquille, je peux marcher 1heure très lentement, si je ne sors pas la
veille.
Début
septembre je vais être prise en charge (si l'on peut dire ainsi) par un centre
anti douleurs. Je leur demanderais un TENS.
Un jour j’étais
chez mon médecin et il me donne la réglette pour quantifier la douleur et là,
je lui dis : mais comment voulez vous que je positionne le curseur à tel ou tel
endroit ? Il me faut une aide, si vous me dites souvenez vous de la pire
douleur que vous ayez éprouvé dans votre vie, et maintenant, au jour
d'aujourd'hui dites moi où en êtes...
Il m'a
regardé éberlué et m'a promis que dorénavant il procéderait ainsi.
Voilà, la
route sera longue, mais je suis ravie d'avoir été mise en contact avec Martine
CHAUVIN que je remercie de tout cœur pour son écoute et ses conseils.
Anny
vendredi 17 octobre 2008
JOURNEE MONDIALE DE LA DOULEUR LUNDI 20 OCTOBRE 2008
Aujourd'hui c'est de la musique que je souhaite vous faire partager.
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Si vous me laissiez un petit mot en cliquant sur commentaires je serais très heureuse. Je remercie donc à l'avance tout ceux qui feront ce petit geste.
J'ai construis ce blog pour diffuser les informations relatives à la douleur. Les témoignages sont là pour vous aider à trouver un moyen de vivre avec votre douleur et les médecins sont là pour vous aider à soulager votre douleur.
Lundi 20 Octobre, participez à la Journée Mondiale de la Douleur. Partagez vos souffrances.
Lundi 20 Octobre n'oubliez pas ceux qui souffrent , c'est notre journée.
L'AFVD est présente dans plusieurs villes de France et pense à vous tous.













